BSB présente l’édition 2021 de son baromètre de la diversité dans les Conseils d’Administration

 BSB présente l’édition 2021 de son baromètre de la diversité dans les Conseils d’Administration

Le Baromètre de la Diversité dans les Conseils d’Administration, publié chaque année depuis 2014 par BSB, présente ses statistiques après les AG 2021.

Cette étude portant sur les conseils d’administration et de surveillance de 115 sociétés du SBF 120 (hors administrateurs représentants les salariés) a mis en évidence quatre principaux enseignements relevés par les chercheurs de l’équipe Finance, Gouvernance & RSE de l’Ecole :

  • La diversité de genre est devenue naturelle dans la sélection des administrateurs
  • Le rajeunissement des conseils d’administration n’est toujours pas engagé
  • Les profils RH progressent (7%), grâce aux femmes nommées (16%)
  • La part des femmes déjà administratrices est supérieure à celle des hommes nommés : le réseau des administrateurs, l’Old Boys’ Club, confirme sa féminisation

 

Une féminisation des conseils qui se stabilise et est devenue naturelle

Quatre ans après l’entrée en vigueur totale de la loi Copé Zimmermann, le pourcentage moyen de femmes dans les conseils d’administration se stabilise à 45,5%. En effet, le taux de féminisation des conseils est de 46,4% sur le sous-échantillon des sociétés de droit français du SBF 120 et de 35,1% pour les sociétés étrangères, chiffre proche de 2020 (36%), soit une moyenne de 45,5% pour l’ensemble du SBF120.De plus, pour ce qui est des nouveaux administrateurs nommés aux assemblées générales de 2021, 42% sont des femmes, traduisant un traitement équilibré des candidats masculins et féminins. En outre, ce sont 38% des entreprises de droit français qui ont aujourd’hui 50% ou plus de femmes dans leur conseil d’administration.

Ces chiffres montrent une réelle évolution dans la composition des conseils d’administration : féminiser son conseil d’administration n’est plus considéré comme une contrainte, certaines sociétés allant bien au-delà du quota de 40% de la loi Copé Zimmermann.

 

Toujours pas de rajeunissement des conseils d’administration

Si la féminisation des conseils a beaucoup évolué ces 10 dernières années, nous n’observons toujours pas de rajeunissement de ces conseils. Les moins de 40 ans ne représentent que 4% des administrateurs nouvellement nommés en 2021, proportion très faible comparée à la tranche d’âge 51-60 ans en forte progression, avec 47% des administrateurs nommés qui en font partie.

 

Une convergence des profils entre hommes et femmes qui se poursuit

Déjà en 2020, les caractéristiques dominantes étaient les mêmes chez les hommes et chez les femmes nouvellement nommés. Formation en gestion, expérience de direction, expérience internationale, expérience en finance et expérience comme administrateur(trice) d’autres sociétés cotées sont des critères très recherchés. Mais cette convergence des profils se poursuit en 2021, avec des nouvelles administratrices qui ont davantage une expérience de CEO (36%) et en ministère (25%). Elles se rapprochent ainsi de leurs homologues masculins (58% de CEOs, 22% en ministère).

 

Léger retrait de l’expérience en finance, hausse des profils RH et production chez les femmes

Les profils RH, jusque-là peu représentés alors que leurs compétences apparaissent tout à fait pertinentes en conseil d’administration, progressent à 7%, grâce aux administratrices nommées (16%, contre 5% en 2020). Par ailleurs, 19% des nouvelles administratrices ont une expérience en production, contre 9% l’année précédente.

 

La part des femmes déjà administratrices est supérieure à celle des hommes nommés

Les réseaux d’administrateurs ont été longtemps masculins, notamment parce que l’expérience comme administrateur est un critère fort de sélection et que les hommes étaient très majoritaires dans les conseils d’administration. Avec la loi Copé Zimmermann, les conseils se sont ouverts aux femmes, leur apportant cette expérience recherchée pour des mandats dans d’autres sociétés. Ainsi, dix ans après la promulgation de la loi, le phénomène de genre s’est inversé : parmi les nouveaux administrateurs, les femmes sont plus nombreuses que les hommes en proportion à avoir déjà une expérience en conseil d’administration (61% contre 58%). La baisse de la part de mandats disponibles pour les hommes explique également qu’ils soient moins nombreux aujourd’hui à avoir cette expérience. Alors, pour la deuxième année consécutive, Le puissant réseau des administrateurs, l’Old Boys’ Club, n’est plus réservé aux hommes.

Lola Pelouas