Baptiste Gobilliard, fondateur de Social Clean – Et si j’entreprenais ?

Baptiste Gobilliard, fondateur de Social Clean – Et si j’entreprenais ?

Dans ce nouvel article, tu découvriras le parcours de Baptiste Gobilliard, sa startup : Social Clean et sa définition générale de l’entrepreneur.

Bonne lecture !

 

Lire plus : Et si j’entreprenais ? Le choix fondamental de l’associé

 

Le parcours de Baptiste Gobilliard, co-fondateur de Social Clean :

Bonjour, je m’appelle Baptiste Gobilliard et je suis un des co-fondateurs de Social Clean. Je suis originaire de banlieue parisienne et après le  bac j’ai décidé de suivre la formation du CESEM de NEOMA Business School, c’est-à-dire deux années à Reims et deux années en Espagne à Madrid.

 Concernant  mon expérience professionnelle, j’en ai eu plusieurs avant de créer Social Clean. Tout d’abord, j’ai travaillé en stratégie et en transformation digitale au sein du groupe hôtelier Accor, notamment lors du lancement du programme de fidélité All. J’ai, ensuite, travaillé chez Café Joyeux dans la branche Sales & Opérations.

Cette enseigne est une chaîne de cafés et de restaurants qui emploie dans ses établissements des personnes en situation de handicap. Ces deux expériences se sont déroulées durant mes périodes de stages et elles furent de belles opportunités où j’ai pu apprendre et acquérir de nombreuses compétences encore utiles aujourd’hui.

 

Social Clean c’est quoi ?

Social Clean est une solution de gestion de sa réputation en ligne. Le projet se divise en deux volets. Le premier se concentre sur la sensibilisation. En effet, il nous arrive régulièrement d’intervenir dans des entreprises ou dans des écoles pour sensibiliser à l’importance de la réputation en ligne et du personal branding.

On propose aussi directement des formations e-learning. Le deuxième volet concerne notre produit, une intelligence artificielle qui permet de réaliser un bilan complet de votre réputation en ligne. Notre plateforme vous présente tous les éléments qui peuvent ternir votre réputation. L’utilisateur décide comme bon lui semble d’effacer ou non ces éléments potentiellement dangereux pour sa réputation.

Aujourd’hui on a des clients en BtoB et BtoC, notre objectif est de proposer un service financièrement accessible à tous. Grâce à Social Clean on peut soigner sa réputation en ligne pour 15 euros. Ce prix est un point très important car on souhaite aider les étudiants ou les personnes en recherche d’emploi, c’est-à-dire une catégorie sociale qui n’a pas forcément les moyens de payer une agence pour améliorer sa réputation.

 

 Pour le BtoB, on propose, comme je l’ai expliqué précédemment, des formations  et des conférences afin de sensibiliser les collaborateurs et étudiants dans les entreprises et les écoles. Par ailleurs, nous proposons aussi d’utiliser notre intelligence artificielle pour permettre aux collaborateurs de faire un bilan en toute confidentialité.

On est présent sur Facebook, Twitter, LinkedIn et Instagram. Mais aujourd’hui, notre principal objectif, en plus de s’étendre au maximum en France, est de pouvoir être actif aussi sur Tiktok.

On est trois fondateurs très soudés et hyper complémentaires. Jules Desclous s’occupe de la partie produit, Armand de Virel se concentre surtout sur la partie financière et opérationnelles et moi de la partie Sales et Marketing . Il y a une réelle confiance entre nous ce qui nous permet d’avancer beaucoup plus rapidement.

 

On a eu l’idée il y a un peu plus de deux ans avec  Jules et Armand. A l’époque on cherchait un stage et on a réalisé qu’il n’était pas toujours facile d’en trouver. A cette même époque, certains scandales ont explosé vis-à-vis de la réputation en ligne dans certains établissements ou dans des grosses entreprises.

On s’est aperçu qu’il n’existait pas de solution pour protéger sa réputation en ligne ou pour réaliser un bilan. A partir de cette idée, on a décidé de se lancer en postulant à l’incubateur de NEOMA Business School, ce qui a été très intéressant et nous a permis d’être aidé sur les différentes stratégies au lancement du projet. Six mois après, on a rejoint Station F.  Aujourd’hui cet immense campus de startups nous a permis de gagner en crédibilité et en visibilité.

 

Interview :

La définition générale de l’entrepreneur et la vision de l’entrepreneuriat français de Baptiste Gobilliard, co-fondateur de Social Clean :

Quelle est ta définition de l’entrepreneur ?

Pour moi un entrepreneur, c’est une personne qui souhaite créer de la valeur, de l’emploi et surtout une personne qui souhaite apporter des solutions à des problèmes. C’est aussi une personne curieuse, qui aime découvrir, apprendre et rencontrer de nouvelles personnes tous les jours. Je considère que c’est extrêmement important d’élargir en permanence son cercle afin d’échanger et obtenir des feedbacks pertinents et des critiques constructives sur les projets en cours.

 

Sais-tu depuis longtemps que tu souhaites entreprendre ?

En réalité, je ne suis pas passionné par l’entrepreneuriat depuis tout petit, mais depuis le bac, j’aime entreprendre et faire des projets en parallèle des études, j’ai notamment été brand ambassador d’une marque de vêtement. A Madrid, j’ai aussi créé des évènements où je réunissais plein d’étudiants européens. Je pars du principe qu’il faut profiter de sa jeunesse pour créer et lancer des projets. Si je devais prodiguer un conseil c’est vraiment d’essayer pour ne pas avoir de regrets !

 

Quelles sont les compétences principales selon toi d’un entrepreneur ?

Tout d’abord, je pense que l’on peut entreprendre sans avoir une connaissance ou compétence spécifique dans un domaine, le plus important, c’est de se lancer ou plutôt avoir le courage de se lancer. Je pense qu’il faut avoir l’envie de créer, d’apprendre mais aussi d’être  exigeant, rigoureux au quotidien et enfin surtout résilient face à l’échec.

 

Selon toi en France, sommes-nous incités à entreprendre ?

Je pense vraiment que la France devient un hub pour l’entrepreneuriat. L’accompagnement est vraiment mis en avant, en effet, on retrouve de nombreux incubateurs dans différents établissements. Aussi, la Banque publique d’investissement (Bpi) encourage beaucoup les jeunes entrepreneurs, par exemple dans notre situation grâce à la bourse « French Tech » on a obtenu 30 000 euros, et ce n’est pas négligeable surtout au lancement du projet !

J’ai aussi l’impression que l’entrepreneuriat change d’image et notamment chez les jeunes. Ils sont de plus en plus nombreux à suivre des cursus dans ce domaine et à s’y intéresser sur les réseaux sociaux.

 

Enfin, la France a de vrais succès entrepreneuriaux à l’instar des licornes françaises : Doctolib, Mano Mano, Vestiaire Collective et cela démontre qu’il y a de vrais entrepreneurs et de belles entreprises qui créent de la valeur, de l’emploi et de la richesse !

 

 Selon toi, le mot entrepreneuriat rime-t-il avec risque ?

Certaines personnes pensent qu’entreprendre est très facile, ce qui n’est pas vrai en soi. Il ne faut pas croire que l’entrepreneuriat se résume à ce que l’on trouve que LinkedIn. En effet, sur les réseaux sociaux on ne retrouve que les réussites. Il faut être conscient qu’en réalité très peu d’entreprises réussissent.

Effectivement l’entrepreneuriat est un risque car la plupart du temps on n’a pas beaucoup de moyens et la réussite n’est absolument pas garantie. Il ne faut pas être accroché à un confort permanent car les débuts ne sont pas souvent simples. Cependant, l’entrepreneuriat c’est un risque avec beaucoup de positif.

Au fond, c’est ce risque qui nous permet de nous épanouir. Les petites réussites quotidiennes sont tellement satisfaisantes !

 

Les recommandations de Baptiste :

Les podcasts m’ont permis d’apprendre beaucoup de choses sur l’entrepreneuriat, c’est toujours très inspirant de pouvoir apprendre davantage sur le parcours de certains entrepreneurs. A titre d’exemple, j’aime beaucoup le podcast PAUSE d’Alexandre Mars, c’est l’occasion d’écouter le témoignage de nombreux entrepreneurs, artistes ou encore sportifs. J’ai aussi l’habitude d’écouter le podcast « Le gratin » de Pauline Laigneau, là encore on peut y retrouver des interviews de personnalités hyper enrichissantes.

 

J’ai également lu, le livre de Peter Thiel : zero to one, l’auteur est le fondateur de PayPal. C’est super intéressant d’avoir son expertise et ses analyses pour créer son entreprise.

Enfin, c’est plus un conseil, mais je recommande vivement d’échanger avec le maximum de personnes par exemple via LinkedIn. Je pense vraiment qu’il ne faut pas hésiter à envoyer un message aux personnes qui nous inspire pour discuter avec eux.

Merci à Baptiste Gobilliard pour avoir participé à cette interview !

Un média spécialisé dans le monde entrepreneurial et des entreprises