Allan Michaud – « les rêves sont une source d’énergie inépuisable »

 Allan Michaud – « les rêves sont une source d’énergie inépuisable »

Retour sur le parcours très inspirant d’Allan Michaud, entrepreneur et futur étudiant de l’ESSEC et CentraleSupélec

Bonjour Allan, peux-tu te présenter ?

Je suis actuellement en Master Management Stratégique à l’IMT-BS et j’intègre en septembre le mastère spécialisé Centrale Supélec-ESSEC Entrepreneurs. J’ai créé une entreprise de conseil en investissement en montres de collection et sacs de luxe et je travaille actuellement sur le lancement d’une application qui verra le jour prochainement.

 

Qu’as-tu fait après le bac ?

Après le bac, j’ai intégré un double cursus en droit-économie-gestion à Nanterre auquel j’ai mis fin 3 mois plus tard. J’ai senti que ce programme ne me correspondait pas.

Pendant 1 an j’ai été déscolarisé. Pour ne pas rien faire, j’ai cherché à travailler. Je suis passé par l’écurie McDonalds, que beaucoup de jeunes étudiants connaissent. Et ensuite j’ai travaillé chez UGC.

Ce fut une période difficile. J’ai perdu confiance en moi en voyant tous mes amis réussir dans leur projet et continuer leurs études. J’ai essayé les concours Sésame pour intégrer le BBA ESSEC mais sans succès.

 

Tu as ensuite fait une CPGE, comment ça s’est passé ?

Après cette année hors du système scolaire, reprendre avec une classe préparatoire n’est pas simple. J’avais perdu des connaissances en chemin et sans parler de l’aspect méthodologique qui s’était envolé.

Mais cette année m’a fait réaliser l’importance de faire des études pour se donner le plus de choix possibles. Donc j’ai travaillé. J’ai réappris à apprendre, à travailler.

  

Comment as-tu vécu tes années de prépa ?

Très bien. Très bien parce que c’est en prépa que j’ai découvert une passion pour l’entrepreneuriat et l’écosystème des startups. J’avais donc un centre d’intérêt annexe qui me faisait oublier tout le stress des cours.

Je me souviens, je rédigeais mon business plan au fond de la classe. J’ai commencé à regarder des vidéos, lire des livres et tout ce qui pouvait exister sur l’entrepreneuriat. J’allais à des conférences sur mes heures de cours.

C’est aussi en prépa que j’ai eu la chance de pitcher mon projet à un des fondateurs de Uber.

En bref, ma vie en prépa et ma vie de manière général a pris une tournure différente quand j’ai découvert ma passion, ce qui m’animait.

 

Quelle école as-tu intégré à l’issue des concours ?

À l’issu des concours, j’ai intégré l’IMT-BS pour trois raisons :

  • Son incubateur qui avait accompagné des start-ups avec des statistiques intéressantes : Recommerce, Showrommprivé.com etc
  • Un campus partagé avec Télécom Sudparis : cela m’a permis de rencontrer des ingénieurs et de me confronter à un univers différent de ce que je pouvais connaitre
  • La gratuité de l’école pour les boursiers

 

Peux-tu nous raconter tes années en école ?

Dès la deuxième semaine de cours à l’IMT, j’étais déjà en rattrapage. Pourquoi ? Parce que je devais faire un oral sur une thématique mais le problème était que ce même jour, à cette même heure j’avais un rendez-vous avec le directeur de l’incubateur.

J’ai fait un choix, que je ne regretterais pas par la suite puisque j’ai bien intégré l’incubateur avec mon projet que je défendais depuis la classe préparatoire. Je sais pourquoi je suis rentré en école de commerce. J’ai donc pris des décisions en fonction de mes objectifs.

En dehors de cette petite anecdote, ma vie en école a été rythmée par mes projets entrepreneuriaux et mes expériences professionnelles. 

 

Tu t’es en parallèle lancé dans l’entrepreneuriat, peux-tu nous en dire plus ? 

Comme je le disais plus haut, cette passion m’est venu en classe préparatoire. J’avais un projet dans lequel je croyais fermement. J’avais enfin trouvé une discipline qui me permettait d’être libre et indépendant et qui épousait donc ma personnalité.

J’ai eu l’approche que tous les jeunes qui se lancent dans l’entrepreneuriat ont je pense. Rédiger un business plan complètement déconnecté de la réalité ou encore regarder des vidéos Youtube d’Oussama Ammar.

Au bout d’un an, j’en avais marre. Ça n’avançait pas. Je me suis donc posé une seule question : comment lancer mon business demain ? J’ai pivoté et lancer avec un ami une entreprise de conseil en investissement en montres de collection et sacs de luxe. J’ai fait un site WIX et je suis allé me confronter à mon marché. Il faut savoir que je ne connaissais pas grand-chose en montre de collection et sacs de luxe 8 mois auparavant. Ce qui m’a aidé c’est ma confiance en moi et un site plutôt sérieux.

 

Comment as-tu trouvé tes idées de projets ?

Les idées proviennent de moments de vie où le cerveau est libre et n’est pas connecté aux réseaux sociaux. Elles proviennent aussi de moments où l’on remarque, dans une situation que l’on vie, un manque.  Par exemple : je passe mes journées à trouver des bons plans sur Vinted ou Leboncoin. Pourquoi je ne créerai pas une plateforme qui met en relation des demandeurs (à la recherche de bons plans) et des chercheurs (qui savent où trouver les bons plans).

 

Qu’est ce qui fait ta force aujourd’hui ?

Ce qui fait ma force, c’est d’avoir trouvé ma voie, ma passion. Je sais que je veux entreprendre ou travailler dans des entreprises où l’on finance/accompagne des entrepreneurs portant un projet.

 

Tu vas intégrer un double-diplôme Centrale Supélec-ESSEC, pourquoi avoir candidaté à ce dernier ?

J’intègre ce cursus pour perfectionner ma démarche entrepreneuriale. Oui, l’entrepreneuriat peut s’apprendre sur Youtube. Mais j’ai envie de passer un cap et je pense que j’y arriverai plus rapidement avec l’aide d’experts.

Ce mastère nous permet d’avoir des cours à l’ESSEC, à Centrale, au Cargo à Paris qui est un incubateur. En plus de ça, nous avons des accès au réseau de business angels de l’ESSEC ou encore les incubateurs respectifs de l’ESSEC et de Centrale.

 

Quels conseils donnerais-tu aux étudiants qui souhaiteraient entreprendre ? 

De se poser une question : comment je peux lancer demain avec très peu d’investissements ? Ces questions nous amène à réfléchir dans un lapse de temps court et surtout de mettre en place des actions et non pas que des prévisions.

 

Quels autres conseils tu donneraient ?

Il faut provoquer les opportunités, se donner mes moyens de réussir. Je peux vous citer un exemple. On me disait souvent : « Intégrer un fonds de VC est quasiment impossible et encore plus à San Francisco. » J’ai ajouté tous les VCs de San Francisco sur Linkedin. Dès qu’un VC m’ajoutait, je lui envoyais un message me présentant et montrant mes points forts. J’ai fini par trouver mon stage à SF en fonds d’investissement.

Un conseil pour les étudiants qui cherchent des stages/alternances : aller directement à la rencontre de vos futurs managers. Écrivez un beau message en trois points : votre cursus, vos atouts et un call-to-action pour proposer un appel dans les prochains jours. Si vous avez des objectifs, ne vous mettez aucunes barrières et je vous garantis que ce sera apprécié.

 

Le mot de la fin ?

Ne pas avoir le temps n’est pas une excuse pour ne pas entreprendre. Je suis actuellement en alternance, j’ai donc des cours et des missions en entreprise. Cela ne m’empêche pas de travailler avec mon équipe sur notre nouvelle application qui sortira prochainement.

Certes les journées sont plus longues mais je peux vous le garantir, les rêves sont une source d’énergie inépuisable.